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Tout a commencé il y a à peu près un an
Une bande de jeunes sans savoir qui on était vraiment
Manque de repère, on cherchait la facilité
P'tite racaille dans l'âme, besoin de se révolter
De montrer qui on est, on se cherchait une place dans la société
Une envie de se faire remarquer, de s'envoler
Loin de tous les problèmes qu'on a encaissé
On cherchait des repères et on s'en ai tous trouvé
On marchait sans vraiment savoir où aller
Assis sur un banc toujours à glander
On bougeait pas de notre quartier, rien à voir
L'espoir ne se trouvait pas, on attendait que le temps passe
Mais il nous dépasse avant qu'on prenne notre place
J'me rappelle de tous ces regards posés dans le vide
Ces soirées à voir l'heure passée, attendre sur des bancs humides
Un bout de shit à la main, une bouteille dans l'autre sans prendre une ride
Toujours à trainer croyant que la vie serait meilleure
Les pieds posés sur le terre terre mais le coeur ailleurs
J'gardais la main sur la plume parfois emprisonnée par les condes
Toujours fourré dans les histoires
Convoqué à longueur de journée
Pour l'alcool ou des bagarres
15-18 habitué à la picole, on skouatait le parking de l'école
Les souvenirs dans les poches
Pour certains c'est la taule
Pour d'autre retour au point de départ
C'était ça notre histoire
Avec les darons ça se passe mal
Obligé de s'kouater dans un local
Tu vois de quoi je parle
La journée se passait au stade, on s'callait
On restait keblo d'vant les matchs de foot
Sur la route tu tirais quelques balles
Quand t'avais quelques doutes
Des courses poursuite avec les shmits, ça on connaissait
On allait trop vite, on marchait sans se retourner
La peur au ventre de se faire choper
Pour pas se faire repérer, on se dispersait
La suite c'est des convocations, on se dit que y'a pas de raisons
Mais on les évite
Des heures passé à témoigner
Ils voulaient des noms
Ils nous acquitte mais ne nous quitte pas
Tant qu'on paie pas
Les dommages pour leurs intérêts
Les darons se posent des questions
Auxquelles personne ne répond
A défaut de travailler à l'école, on skouatait les bancs dans les halls
Assis sur le béton quand tu planes
Tu crois oublier que dans ton coeur ça va malY'a un an, on était tous en galère
On se cherchait les uns dans les autres des repères
On essayait de garder les pieds sur terre
Mais la tête s'envole, les rêves se noient dans la bière.
Par MessyaMessya73.Sky